À partir du 1er janvier 2026, le SMIC et le minimum garanti sont revalorisés. Ils sont respectivement fixés à 12,02 € brut de l’heure et 4,25 €.
Afin de protéger le pouvoir d’achat, la loi prévoit une revalorisation annuelle du SMIC au 1er janvier. Le montant de cette revalorisation pour 2026 est fixé à 1,18 %.
| À compter du 1er janvier 2026 | Métropole, Guadeloupe, Guyane, Martinique, La Réunion, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon | Mayotte |
|---|---|---|
| SMIC brut par mois | 1 823,03 € | 1 415,05 € |
| SMIC brut par heure | 12,02 € | 9,33 € |
| Minimum garanti | 4,25 € | 4.=,25 € |
Ainsi, à compter du 1er janvier 2026, le SMIC passe à :
- – 1 823,03 € brut par mois au lieu de 1 801,80 € par mois (sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires)
- – 12,02 € brut par heure au lieu de 11,88 € par heure
Ce montant est applicable en Métropole, en Guadeloupe, en Guyane, en Martinique, à La Réunion, à Saint-Barthélemy, à Saint-Martin et à Saint-Pierre-et-Miquelon.
Le SMIC est également revalorisé de 3,90 % à Mayotte à compter du 1er janvier 2026, et passe à :
- – 1 415,05 € brut par mois au lieu de 1 361,97 € par mois (sur la base de la durée légale de 35 heures hebdomadaires)
- – 9,33 € brut par heure au lieu de 8,98 € par heure
À Mayotte, le SMIC suit une trajectoire particulière et atteint 87,5 % du SMIC net applicable en métropole.
Enfin, le minimum garanti s’établit à 4,25 € au 1er janvier 2026 au lieu de 4,22 €. Le minimum garanti est une valeur de référence utilisée notamment pour l’évaluation des avantages en nature (logement, nourriture, etc.) et des frais professionnels (déplacements, repas, etc.).
Les personnes travaillant dans le cadre d’un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation sont également concernées par la hausse, leur rémunération étant fixée en pourcentage du SMIC (entre 27 % et 100 % en fonction du contrat, de l’âge et du niveau d’étude).
Le SMIC sert aussi de référence pour l’appréciation de certains seuils ou plafonds ou encore pour le calcul de certaines assiettes forfaitaires de cotisations. La modification de son montant a donc un impact sur ces différents éléments.
Sur le plan fiscal
- – De l’exonération des salaires des apprentis et stagiaires perçus en 2026, dont la limite est de 21 876,36 € (1 823,03 x 12)
- – De l’exonération des salaires versés en 2026 aux étudiants de 25 ans au plus pendant l’année scolaire ou leurs congés scolaires, dont la limite est de 5 469,09 € (1 823,03 x 3)
- – De l’exonération du complément de rémunération résultant de la contribution de l’employeur à l’acquisition de chèques vacances de 2026 (passant de 1 801 € à 1 823 €)
- – De l’abattement forfaitaire des revenus des assistants maternels et assistants familiaux perçus en 2026
Sur le plan social
- – Du montant de rémunération requis pour valider 1 trimestre retraite, qui s’établit à 1 803 € (12,02 € x 150) à compter du 1er janvier 2026 au lieu de 1 782 € (pour Mayotte 1 400 €)
- – Du montant de la rémunération exonérée de cotisations sociales pour les personnes âgées de plus de 70 ans qui emploient un salarié à domicile, dont le montant de la rémunération exonérée passe à 781 € (12,02 € x 65 ) à compter du 1ᵉʳ janvier 2026 au lieu de 772 €
- – Du plafond de ressources pris en compte pour percevoir l’AAH en cas de reprise d’activité. L’assiette des revenus professionnels prise en compte pour le calcul de l’AAH différentielle, et bénéficiant d’un abattement de 80 %, est de 547 € (1 823,03 € x 30 %) à compter du 1er janvier 2026 au lieu de 540 €
- – Des exonérations de cotisations mises en place dans certaines zones géographiques telles que les zones de revitalisation rurale (ZRR) ou les zones France ruralité revitalisation (FRR), dont le montant de la rémunération totalement exonérée s’établit à 2 734,55 € par mois (1 823,03 € x 1,5), à compter du 1ᵉʳ janvier 2026 au lieu de 2 702,70 € L’exonération est ensuite dégressive entre 2 734,55 € et 4 375,27 € (1 823,03 € x 2,4) toujours à compter du 1er janvier 2026
Source
Décret n° 2025-1228 du 17 décembre 2025 portant relèvement du salaire minimum de croissance

